AccueilCalendrierFAQRechercherS'enregistrerGroupesMembresConnexionSite Chevaliers Pourpres

Partagez | 
 

 Bulletin des AMHE n°8 - Septembre 2013

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Segwarides Doubles Lames
Aussi appelé SgegVaridèss
avatar

Masculin Nombre de messages : 1626
Age : 24

MessageSujet: Bulletin des AMHE n°8 - Septembre 2013   Lun 23 Sep 2013 - 16:03

Lettre d'information officielle de la FFAMHE

Éditorial de Guillaume Vaillaut
Guillaume Vaillaut


Après la fin des vacances et le retour au travail, voire sur les bancs de l’Université pour les plus jeunes d’entre nous, il est temps de préparer la rentrée des AMHE !

Plus qu’on ne le croit, les premiers mois d’automne sont fondamentaux pour préparer l’année à venir. C’est le moment de se demander ce que l’on veut et peut accomplir pour aider le développement de notre discipline. Prendre contact avec une municipalité en vue d’obtenir une salle, des aides, un soutien ; organiser le recrutement pour son association par différents biais, préparer les stages auxquels on assistera, ou même organiser soi-même un stage local.

Je suis souvent contacté, en ma qualité de président de la FFAMHE ou de vice-président de De Taille et d’Estoc par des personnes désireuses d’apporter leur pierre à l’édifice commun que nous construisons, mais qui ne savent ni comment ni à quoi servir. Je leur réponds toujours qu’il faut avant tout oser, proposer ses idées et surtout agir. Tous ces travaux sur les traités, ces simulateurs, ces structures associatives et leurs activités ne sont pas apparus tous seuls. Ils sont le fruit d’un long travail, sans cesse renouvelé, par la communauté des AMHE. Sans engagement, il n’y aurait rien, et sans engagement il pourrait ne plus rien y avoir.

La première chose que vous pouvez faire, c’est bien entendu entretenir et développer votre niveau. Améliorer votre forme physique, peaufiner l’étude des sources, et peut-être même transmettre vos savoirs et compétences. Mais, il ne faut pas croire la découverte et l’étude de nouvelles sources, de nouvelles armes ou d’une nouvelle interprétation est réservée aux « anciens ». Un bagage est nécessaire certes, mais bien moins important que ce que l’on pourrait penser. Les AMHE occupent un champ suffisamment vaste pour que chacun puisse trouver un domaine, une époque pour lequel il ressent un intérêt particulier, sans que cela soit nécessairement l’épée longue au Moyen Age. Et commencer des recherches, une traduction ou une glose, pour pouvoir ensuite proposer et en discuter avec d’autres AMHEurs, c’est aider la communauté à grandir, à étendre son savoir.

Occuper un stand au cours d’une manifestation locale et expliquer pendant des heures ce que sont les AMHE à des gens persuadés que les épées pesaient 50 kilos, c’est usant, et parfois décourageant. Mais vient après la récompense de nouvelles recrues qui nous ont vus et qui sont venus, d’un « j’ai entendu parler de vous » dans la bouche d’un élu local alors qu’on lui présente un dossier d’un poids comparable à celui de l’épée susdite pour obtenir une salle ou des subventions. Passer des nuits blanches à compter le budget, à organiser des chambrées et à prévoir suffisamment de café, c’est éreintant. Mais quelle plus belle récompense que tous ces amis venus de la France (ou du monde) qui vous remercient pour ce stage où ils ont retrouvé l’ambiance de partage et d’amitié si particulière au milieu des AMHE ?

Il reste encore beaucoup à construire pour aider notre discipline. Et chacun peut, à son échelle, y contribuer. Nous avons besoin de bonne volonté, alors osez, essayez, expérimentez ! Il se peut que cela échoue, mais il se peut surtout que cela fonctionne et que vos projets aboutissent ! Sans oublier que la FFAMHE est là pour vous aider, vous conseiller, ou vous apporter l’expertise relative mais nécessaire pour la réussite de votre entreprise.

Alors ? Qu’attendez-vous pour vous lancer ?

Guillaume Vaillaut,
président de la FFAMHE


Événements à venir :

Nouveautés :

Stage AMHE Montpellier


L’association Ecole Chevaleresque organise les 2 et 3 novembre 2013 un stage sur l’épée à deux mains selon Filippo Vadi. Pour plus d’informations sur le prix du stage et sa localisation, voyez la fiche d’inscription :
http://chevaleresque.free.fr/STAGENOV2013-2.pdf
Rappel :

AMHE-IDF 2013

La 5e édition du stage AMHE-IDF se déroulera à L'Isle-Adam (95) les 19 et 20 octobre 2013. Les inscriptions sont désormais ouvertes, vous pouvez donc vous inscrire :
http://www.ffamhe.fr/docs/guide_pratique_amhe_idf_2013.pdf


Actualité des AMHE :

Partenariat avec Sport 7

La boutique Sport 7 est désormais partenaire de la fédération française des AMHE. Le fournisseur de matériel d’escrime, dont l’atelier est situé en Savoie, propose une grande diversité de pièces permettant de composer des rapières et des épées de cours adaptées à l’étude de traités de combat. En outre, il vend plusieurs types de protections adaptés aux AMHE. Les associations affiliées à la FFAMHE bénéficient d’une remise de 10% sur les commandes groupées de matériel d’AMHE auprès de Sport 7. Le gérant de Sport 7 pratique lui-même les AMHE, il sera d’ailleurs présent avec du matériel à vendre au prochain stage de L’Isle-Adam (19 et 20 octobre 2013). Ce sera non seulement l’occasion de voir et d’acheter du matériel, mais également de lui faire part de nos besoins et suggestions. Voici le site du fournisseur : http://www.sport7.fr Par ailleurs, nous vous rappelons que la FFAMHE est aussi partenaire avec la boutique du Griffon Noir (5 % de remise : http://legriffonnoir.fr) et avec le forgeron Thibaud Pascual (5 % de remise : http://www.thibaud-pascual-forgeron.book.fr).

Nouvelle association affiliée

Le Cercle d’Armes du Dauphiné vient d’adhérer à la FFAMHE. L’activité de ce groupe s’articule autour de l’étude de la canne et savate française du XIXe siècle et de l’escrime médiévale. Les membres peuvent se retrouver pour s’entraîner jusqu’à quatre fois par semaine.
Pour en savoir plus sur cette association, voyez son site Internet.

Blog sur les AMHE

Le « Carroussel des AMHE » propose une série d’articles et de billets d’humeur rigoureux et un brin satiriques sur les arts martiaux anciens. Vous y trouverez pêle-mêle des chroniques sur l’actualité des AMHE, des citations d’auteurs, des critiques littéraires, etc.
Voici le lien du blog : http://lecarousseldesamhe.wordpress.com

Ouvrage sur les AMHE

Les éditions SR viennent de publier un livre dédié à la Verdadera Destreza. L’auteur, Sébastien Romagnan est le vainqueur du premier prix Philippe Errad promouvant la recherche dans les AMHE (cf. le Bulletin des AMHE n° 3). Il nous honore d’ailleurs d’un article dans le présent Bulletin.
Le livre Destreza est en vente sur le site Amazon.

Article sur la Destreza par Sébastien Romagnan

Sébastien Romagnan:

La Destreza, système d’escrime espagnol, est un AMHE quasi inconnu en France. Elle n’apparaît que dans le jeu de rôle Pavillon noir, dans des films comme le Masque de Zorro ou 1612 (Film dans lequel l’escrimeur sensé pratiquer la Destreza utilise le traité de Capo Ferro), et un épisode de la série Highlander. Dans ces références, elle est accompagnée d’un folklore ésotérico-mystique, lié à la figure géométrique du cercle qui la présente comme une discipline magique et occulte. Ce bref article va tenter de sortir cette discipline de l’ombre en présentant rapidement ses principales caractéristiques.
Présentation de la Destreza

La Destreza ou Verdadera Destreza est un modèle d’escrime créé en Espagne au XVIème siècle, qui va rapidement s’opposer à l’escrime commune, ou escrime vulgaire, par son approche plus intellectualisée. Elle est née en 1569 sous la plume de Jeronimo Sanchez de Carranza qui en pose les premières bases dans La philosophia de las armas. C’est sans doute dans les travaux de Camillo Agripa que se trouve une partie de son inspiration mais, contrairement aux maîtres et escrimeurs qui le précèdent, cet humaniste, qui s’appuie sur la raison et la connaissance, souhaite sortir de l’empirisme et faire de l’escrime une discipline fondée sur la géométrie et la démonstration mathématique. Cet objectif est repris par tous les maîtres qui lui succéderont, d’où la qualification de la Destreza d’escrime euclidienne. Cette logique se traduit dans la manière dont elle est enseignée et conçue. La Destreza est une escrime raisonnée et réfléchie. Dans le combat, la raison doit l’emporter sur la passion, et la défense sur l’attaque. Art d’autodéfense, la Destreza permet à celui qui la pratique de rester en vie. La mort de l’adversaire n’est pas une fin en soi, elle peut être nécessaire mais n’est, ni souhaitée à priori, ni recherchée. La contre-attaque est mesurée et proportionnée à l’agression ; c’est pour cela que la Destreza trouve son accomplissement dans le mouvement de conclusion : un désarmement qui permet de neutraliser son adversaire sans le tuer. Ainsi le Diestro, escrimeur qui pratique la Destreza, prouve sa supériorité physique à l’escrime, mais aussi sa supériorité morale en laissant la vie à son agresseur.

C’est au cours des XVIIème et XVIIIème siècles que la Destreza se diffuse dans la péninsule ibérique et l’empire espagnol sous l’impulsion de Juan Pacheco de Narvaez, le disciple de Carranza. Elle reste néanmoins relativement confidentielle et réservée à une certaine élite pour au moins deux raisons. Elle s’appuie d’abord sur les mathématiques, et nécessite la maîtrise de notions géométriques, la connaissance d’Euclide, des théorèmes de Pythagore et de Thalès, tout un savoir inaccessible au commun des mortels à l’époque. Ensuite, les principaux maîtres et auteurs de Destreza sont, soit des amateurs qui ne vivent pas de l’escrime, soit des maîtres installés ne cherchant pas de clientèle. Carranza est gouverneur du Honduras de 1589 à 1594 ; Francisco Lorenz de Rada est Grand d’Espagne, vice-roi de Nouvelle Espagne et gouverneur à vie de Mexico ; Narvaez est le maître d’armes attitré du roi Philipe IV, et Ettenhard occupe la même fonction pour Charles II. C’est pourquoi la Destreza se trouve réservée à une caste d’hidalgos.

Les mouvements pyramidaux


Une escrime géométrique

Les maîtres, dans leur volonté de faire de l’escrime une science, ont calculé des distances et des angles, et positionné des points, grâce à la démonstration mathématique. Mais le praticien moderne de la Destreza n’a pas besoin de connaître autre chose que quelques notions de géométrie euclidienne : un point qui se déplace crée une ligne, une ligne qui se déplace crée un plan, un plan qui se déplace crée un volume. L’intérêt de cette approche mathématique et géométrique est qu’elle permet, à celui qui l’étudie ou l’enseigne, de savoir exactement où positionner son bras, son arme, ses pieds …

Prenons l’exemple du positionnement de l’épée. Rada a défini des plans perpendiculaires à l’horizon et des plans parallèles à l’horizon. Il existe trois principaux plans parallèles à l’horizon : le plan inférieur, au niveau du sol, le plan médian à la hauteur du nombril et le plan supérieur à la hauteur des épaules. De la même manière, il existe cinq plans perpendiculaires à l’horizon : le plan vertical droit qui est tangent à l’épaule droite, le plan latéral droit qui passe par l’articulation de l’épaule droite, le plan diamétral de la poitrine passant par le nez et le nombril, le plan latéral gauche qui passe par l’articulation de l’épaule gauche et le plan vertical gauche tangent à l’épaule gauche. Ainsi, il définit un système orthonormé permettant de localiser des points au croisement d’un plan parallèle et d’un plan perpendiculaire à l’horizon. Grâce à cela celui qui enseigne la Destreza, peut donner des instructions précises à ses élèves en leur disant de porter l’estocade au croisement du plan supérieur et du plan diamétral de la poitrine, ou au croisement du plan médian et du plan latéral droit par exemple. Cela facilite aussi la localisation des techniques de tranchant avec des instructions telles que : il faut porter la taille dans la ligne latérale gauche, ou dans n’importe quelle ligne unissant deux points du système orthonormé.

Ce système définit un espace en deux dimensions, permettant de positionner la pointe de l’épée et, dans une certaine mesure, la lame. Mais, étant donné qu’entre le corps de l’escrimeur et la pointe de l’épée, se trouvent trois articulations, l’épaule, le coude et le poignet, il faut une troisième dimension pour décrire précisément tous les mouvements d’escrime. Pour y parvenir, Rada a défini les mouvements pyramidaux (représentés sur l’estampe). Depuis la position d’angle droit, si la pointe de l’épée se déplace en traçant un cercle, la lame, elle, trace un cône que les auteurs de l’époque nomment pyramide conique ou simplement pyramide. Les pyramides se différencient en fonction de la taille de leur base, la taille du cercle tracé par la pointe dans son déplacement, et la localisation de son sommet sur le poignet, le coude ou l’épaule.

Comme on peut le voir sur l’estampe, l’axe de la pyramide est la ligne 1. Si on élève la pointe, on se retrouve dans la ligne 2 en haut. En tournant dans le sens horaire d’un huitième de tour on arrive dans la ligne 3 en haut et à droite, avec un huitième de tour supplémentaire on se retrouve dans la ligne 4 à droite, puis la ligne 5 en bas et à droite, la ligne 6 en bas, la ligne 7 en bas et à gauche, la ligne 8 à gauche et enfin la ligne 9 en haut et à gauche. Ainsi, s’il connaît la taille de la base de la pyramide, le sommet de la pyramide et la ligne dans laquelle il faut se placer, le Diestro sait où positionner sa lame.

Enfin, pour parfaire le système, les pyramides se suivent et s’imbriquent les unes dans les autres. Il existe une pyramide pour le bras, entre l’épaule et le coude, une seconde pour l’avant-bras entre le coude et le poignet, une troisième pour la lame entre le poignet et la pointe de l’épée. Enfin, la main peut tourner sur elle-même afin de positionner le quillon supérieur dans n’importe laquelle des lignes 2 à 9. Par exemple, si le Diestro place son bras dans la ligne 3 d’une première pyramide dont le sommet est sur l’épaule, son avant-bras et son arme dans la ligne 6 d’une seconde pyramide dont le sommet est sur le coude tout en tournant sa main pour amener le quillon supérieur de son arme dans la ligne 7, l’escrimeur est maintenant dans une position de garde italienne de prime. Avec le bras dans la ligne 6, l’avant-bras et la lame dans la ligne 2 et le quillon supérieur dans la ligne 3, le Diestro se retrouve dans la position de départ de l’atajo n°1 …

Certes, il faut, au départ, poser le système et le connaître, mais, une fois celui-ci assimilé, il facilite la compréhension et l’enseignement de l’escrime en permettant de décrire des mouvements complexes, en trois dimensions, avec quelques mots simples.

La position d'angle droit



Un système de combat théorique

Les traités de Destreza partent du principe que les escrimeurs sont de taille semblable, de force semblable, utilisent la même arme, se positionnent à l’angle droit au départ des techniques … Autant d’éléments qui ne se produisent jamais dans le combat réel, c’est donc un système théorique. A l’aide de la démonstration mathématique, les maîtres ont défini des règles, des techniques, des mouvements, des medios (Un medio se traduit en Destreza par une distance et un angle), des angles, des lignes, des plans, des positions, des distances que le Diestro s’efforce de respecter dans le combat. Ainsi, en les utilisant, il assure sa défense tout en attaquant son adversaire. Par certains aspects, la Destreza se rapproche des échecs, on peut en comprendre rapidement les principaux concepts comme on apprend en une journée le déplacement des pièces aux échecs, mais une vie est nécessaire pour maîtriser ce système d’une incroyable complexité.

Avoir conscience du caractère théorique de la Destreza est essentiel afin d’en comprendre toutes les implications et d’éviter certaines erreurs.

La position d’angle droit (sur l’estampe) n’est pas une garde, c’est uniquement la position dans laquelle le premier plan vertical (La ligne de combat) est le mieux tenu. C’est pourquoi il n’est pas nécessaire de la maintenir tout au long du combat. De la même manière, la logique circulaire de la Destreza n’a pas été créée pour que les adversaires se déplacent en se tournant autour. Un système d’escrime peut être modélisé à partir de la ligne ou à partir du cercle. Les Italiens et les Français ont choisi la première et les Espagnols le second. Le cercle signifie qu’au cours du combat, le Diestro sort de la ligne par un pas circulaire pour en ouvrir une nouvelle, où il aura une opportunité d’attaque.

La Destreza ne s’applique pas à une arme en particulier, elle peut s’adapter à toutes les armes (ou en tout cas, un très grand nombre d’entre elles). Juan Pachecco de Narvaez utilise une arme proche de la sidesword dans ses traités, Francisco de Rada la rapière, Diogo Gomes de Figeiroa l’estramaçon et maître Alberto Bomprezzi l’utilise pour enseigner l’épée longue. En effet, certaines des règles définies sont universelles. La nécessité de contrôler le premier plan vertical, la ligne de combat, s’applique quelle que soit l’arme employée.

La Destreza ne dit pas comment combattre, elle explique comment faire pour bien combattre ; c’est pourquoi les traités ne proposent aucune position de garde. Si le Diestro maîtrise les atajos virtuels, il choisira lui-même la position qui lui semble la plus adéquate (Un atajo est un empêchement que le Diestro pose sur la lame adverse avec ou sans contact avec elle. L’atajo est réel s’il y a un contact, et virtuel dans le cas contraire. Une position de garde est donc un atajo virtuel.). Face à une garde italienne en tierce, on peut opposer au moins six positions différentes toutes aussi bonnes les unes que les autres.

Il n’existe pas un « style » Destreza, il y a autant manières de tirer qu’il existe de combattants (C'est-à-dire qu’il n’est pas possible de reconnaître d’un coup d’œil, à son style, un escrimeur pratiquant la Destreza). Certains privilégieront les estocades mortelles, d’autres les blessures de taille et d’attrition. Mais, un style n’est pas meilleur qu’un autre, les deux sont valables tant qu’ils respectent les règles qui ont été définies. La Destreza ne permet pas de découvrir comment Carranza, Pacheco de Narvaez ou Rada combattaient puisque cette pratique est morte avec eux. En revanche, elle explique les éléments sur lesquels s’appuyait leur pratique et offre aux AMHEurs modernes la possibilité d’analyser et d’améliorer la leur pour mieux combattre.

Contrairement à d’autres systèmes, qui proposent des techniques clés en main, la Destreza ne donne que des règles ; c’est un système complexe dans lequel le Diestro doit gérer un grand nombre de variables en même temps, comme le montre la troisième estampe qui regroupe les cercles, angles, lignes et points qu’il faut connaître, sachant que l’ensemble est dynamique et se déplace avec les combattants. Mais si ce système est complexe, il n’est pas difficile, car chacun des éléments pris séparément est simple. Il faut les intégrer, même si cela prend beaucoup de temps, les uns après les autres, pour bâtir, brique après brique, une forteresse inexpugnable et assurer sa protection tout en gardant la capacité de neutraliser son adversaire.

La Destreza est comme le bon côté de la Force par rapport au côté obscur. Bien que plus longue et plus difficile à appréhender que d’autres systèmes, une fois maîtrisée, elle permet, à celui qui la pratique, de s’adapter à toutes les situations par rapport à ceux qui doivent faire coller à un réel, le combat, des techniques toutes faites qui ne sont pas toujours adaptées. C’est, pour moi, sa richesse et son principal intérêt.

La figure universelle


_________________
SEMPER FIDELIS !

"Si j'avance, suivez-moi. Si je recule, tuez-moi. Si je meurs, vengez-moi"  Henri du Vergier, comte de La Rochejaquelein, Chouan, Général en chef de l'armée vendéenne catholique et royale
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
adréas d'elembor
Pendragon
avatar

Masculin Nombre de messages : 2863
Age : 51
Localisation : Dans le marais a niort

MessageSujet: Re: Bulletin des AMHE n°8 - Septembre 2013   Lun 23 Sep 2013 - 18:45

merci pour l'info du bulletin FFAMHE sir Siegfried  Very Happy 


je vais trouver 10 mm pour lire ça a tête reposer


Crusader

_________________
> L'ennemi est bête : il croit que c'est nous l'ennemi alors que c'est lui !
(Pierre Desproges)
Entre vivre pour rien ou mourir pour quelque chose a vous de choisir
(john Rambo)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Simon
Garde de Camelot
avatar

Masculin Nombre de messages : 79
Age : 33

MessageSujet: Re: Bulletin des AMHE n°8 - Septembre 2013   Mar 24 Sep 2013 - 15:33

Pour lire les bulletins, c'est plus simple de mettre les liens vers le site Internet de la FFAMHE :

http://www.ffamhe.fr/archives-du-bulletin-des-amhe/
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Bulletin des AMHE n°8 - Septembre 2013   

Revenir en haut Aller en bas
 
Bulletin des AMHE n°8 - Septembre 2013
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Bulletin des AMHE n°8 - Septembre 2013
» JUMPSCHOOL 3, septembre 2013
» Rpiste du mois de Septembre 2013
» Wardin le 15 septembre 2013 ....
» L'actu de septembre 2013 du K fée des jeux

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Forum Chevaliers Pourpres ouvert au public :: AMHE-
Sauter vers: