AccueilCalendrierFAQRechercherS'enregistrerGroupesMembresConnexionSite Chevaliers Pourpres

Partagez | 
 

 Brève histoire de l'armement

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: Brève histoire de l'armement   Sam 22 Déc 2007 - 21:53

L'histoire de l'armement au Moyen Âge est marquée par la suprématie de la cavalerie, à compter de la bataille d'Andrinople où les cavaliers lourds de l'armée des Goths vainquent les cohortes de la Légion romaine ; cette suprématie s'achève en fin de période par les armes de tir (arcs à Azincourt, avènement de la poudre à canon).

Armement mérovingien

L'armement franc a longtemps été vu comme l'une des principales causes des succès militaires de ce peuple au haut Moyen Âge. Parallèlement, l'historiographie moderne a prêté de grandes qualités militaires à Clovis et à certains de ses successeurs qui surent plus particulièrement agrandir le royaume au détriment de leurs voisins.
En réalité, Grégoire de Tours n'a que cette phrase pour qualifier les premiers succès francs dus à ce roi : « Il fit beaucoup de guerres et remporta certaines victoires », ce qui tendrait à montrer que Clovis ne fut ni plus doué, ni plus chanceux que ses prédécesseurs moins connus.
En fait, l'armement des Francs mérovingiens, bien étudié grâce à de nombreux recoupements entre l'archéologie et les sources écrites latines, ne devait pas être très différent de celui de leurs voisins germaniques contemporains. Certains historiens pensent même qu'il était inférieur, par exemple, à celui des Wisigoths d'Alaric.
Aujourd'hui, l'hypothèse qui tend à triompher explique plus leurs succès retentissants par l'influence romaine qu'ils subirent précocement, que par une quelconque supériorité technique.
Cette influence apporta notamment plus de discipline dans leurs rangs, ce qui aurait pu peser lourdement sur l'issue des combats importants. Acquise par les hommes de Clovis lors des victoires sur Syagrius, ou simplement transmise aux auxiliaires francs du temps de son père, Childéric, une conception romaine de l'armée apparaît, par exemple, dans la revue des troupes effectuée par Clovis qui donne lieu à l'épisode du vase de Soissons. Ce souci de la tenue traduit donc une rigueur dans le commandement et sans doute n'en allait-il pas autrement sur le terrain.
L'armement proprement dit, quant à lui, est varié et change peu au cours de la période mérovingienne. Ainsi, vers le VIIe siècle, il comprend la hache de combat, la lance, l'épée — soit symétrique à deux tranchants (la spatha), soit courte (la semispatha), ou encore à un seul tranchant (le sax ou scramasax). Dans une moindre mesure, l'arc en forme de « D » et les flèches sont attestés dans de nombreuses tombes.

Armement carolingien

Sous les Carolingiens, l'armement évolue vers ce qu'il sera à l'époque féodale.
Tout d'abord, avec l'importance accrue de la cavalerie, son coût augmente : si en théorie tous les hommes libres du royaume des Francs doivent le service militaire (l'ost), un système de compensations monétaires fait en sorte que seuls les plus riches partent à la guerre. Il s'agit là d'une évolution majeure vers la professionnalisation des hommes d'armes par opposition aux troupes germaniques des périodes précédentes.
De plus, l'armement en général se spécialise : l'épée carolingienne s'allonge et l'alliage dans lequel elle est forgée s'améliore grâce à une évolution constante des techniques servant à l'élaboration de l'acier. Cette épée est connue pour être la meilleure arme de son époque (plusieurs armes franques entrent dans la légende : voir noms d'épées) et des lois strictes en interdisent le commerce à l'étranger. L'arc s'améliore également, suite aux combats contre les Avars, un peuple des steppes.
En fin de période, les Vikings sèment la terreur avec leurs longues cottes de mailles et leurs épées, mais celles-ci sont copiées sur celles des Carolingiens.

Le temps des chevaliers

C'est à la bataille de Hastings, en 1066, qu'apparaît une nouvelle façon de tenir leur lance pour les cavaliers : presque à l'horizontale, pour charger. Ce sont là les origines de la joute équestre. Ce jeu emblématique du Moyen Âge, sans doute au départ un entraînement au combat, n'a toutefois rapidement plus rien à voir avec la guerre.
Signe des temps, la « chevalerie » (du nom des cavaliers français) s'impose dans tous les combats, poursuivant l'évolution amorcée sous les Carolingiens. Le chevalier se distingue surtout par ses armes défensives, qui se fondent en une armure de plaques de fer. Le code de la chevalerie chrétienne, qui se définit progressivement à partir des tentatives de l'Église pour limiter les combats au XIe siècle détermine également dans une large mesure la manière dont la guerre est abordée en occident durant la période.
L'âge d'or de la chevalerie est le XIIIe siècle, au cours duquel le chevalier, armé du haubert long, des chausses de maille, et du grand heaume a une réelle suprématie sur le champ de bataille. Les textes de l'époque parlent de cavaliers « fendant et écrasant la masse de la pietaille alliée et ennemie pour aller combattre les chevaliers ennemis » seuls considérés. Les armes d'hast, seules armes de piéton à pouvoir inquiéter un cavalier (fers tranchants, piquants ou contondants emmanchés sur de longues hampes d'au moins la hauteur d'un homme) comme le vouge, la guisarme, le godentac et autres ne se développent qu'à la fin du XIIIe siècle. C'est également au XIIIe siècle que le tournoi acquiert sa forme "moderne" la joute au cours de laquelle deux chevaliers séparés par une barrière s'affrontent face à face armés d'une lance généralement dite "courtoise" c’est-à-dire émoussée.
Au XIVe siècle, la chevalerie française, emblématique de l'époque, se heurte néanmoins aux arcs longs anglais à la bataille de Crécy, puis à la bataille d'Azincourt. Ces derniers, par leur puissance et par leur longue portée permettent de percer une armure. De plus, une rangée d'archers coûte moins cher à former et à entretenir qu'un chevalier. L'irruption de l'arc long sur le champ de bataille annonce en cela la fin de la chevalerie qui est due en dernière analyse à la multiplication des armes à feu. Ainsi, la légende autour de la mort du chevalier Pierre du Terrail de Bayard, dit le « chevalier Bayard », survenue le 29 avril 1524, à Rovasenda près de Milan, indique à quel point le traumatisme fut grand lorsque n'importe quel soldat pouvait, à l'aide d'une arme à feu, abattre le plus grand guerrier du royaume. Un autre "fléau de la chevalerie" se developpa au XVe siècle : le retour sur le champ de bataille des formations d'infanterie denses et compactes (pratique disparue depuis l'antiquité) constituées de piquiers, hallebardiers et vougiers en périphérie de la formation et d'arbalétriers et cannoniers à main au centre. Les Suisses passèrent maitres dans l'application de cette stratégie et infligèrent aux cavaleries française, bavaroise et surtout bourguignonne de sévères défaites (bataille de Grandson).

(Article extrait de Wikipédia)

Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Brève histoire de l'armement   Dim 25 Jan 2009 - 13:27

Avec un ami, nous nous sommes posé hier la question de l'évolution des boucliers au Moyen-Age. On voit parfois des boucliers ronds, que j'ai tendance à placer plutôt à l'époque protohistotique (celte, quoi Cool, des écus avec une pointe arrondie (si je puis dire), un peu comme ceux dont nous nous servons en représentation, et des écus beaucoup plus allongés. Est-ce qu'il y a eu un évolution de la forme des écus au cours de la période médiévale, y a-t-il des formes de boucliers qui sont caractéristiques d'une période ? Je pencherais pour un allongement de l'écu au fil du temps, dans un souci de meilleure protection, mais je me trompe peut-être.. :scratch: Ca dépend peut-être aussi de facteurs tout à fait différents... Question
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Brève histoire de l'armement   Dim 1 Fév 2009 - 23:23

Oui, il y a des formes de boucliers caractéristiques d'une période, comme d'une aire culturelle. Pour le haut moyen-âge, la plupart des boucliers utilisés (sans parler de "l'age sombre", étaient des boucliers ronds ou ovales, bombés ou non, et resteront utilisés jusqu'au XIIIème siècle au moins. Munis d'un Umbo, demi sphère de métal destinée à dévier coups et flèches mal placées, qui était déjà utilisé dans l'antiquité. Les vikings adoptent ce type de bouclier qui a l'avantage d'être facilement manœuvrable dans un combat.

Mais d'autres formes naissent en fonction des besoins d'utilisation. Les normands vont développer la forme goutte d'eau, optimale pour assurer la défense d'un guerrier monté, qui permet sa protection du visage à la cheville. Ce bouclier devenu écu (du scutum romain) va rester l'outil principal de défense des cavaliers. Au XIIIème siècle, le sommet du bouclier va s'aplatir, lui donnant une forme de triangle allongé.

Une variante du bouclier rond sera également développé au XIIème / XIIIème, la targe, qui servira dans le combat à épée à une main. Enfin, les piétons porteront dès le XIIIème siècle des boucliers triangulaires comme ceux utilisés par nous lors des combats.

L'usage des nouvelles variantes ne viennent pas effacer les anciennes, les formes rondes, ovales, en goutte d'eau ou triangulaire se mélangeront et seront utilisées dans la même aire temporelle. Mais les ronds et ovales par des ghulams ou des cavaliers arabes, les gouttes d'eau par des francs et les triangulaire par leur infanterie un peu plus tardive....

Crusader
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Brève histoire de l'armement   Lun 2 Fév 2009 - 18:07

Ma question est peut-être stupide, mais ce que vous appelez "goutte d'eau", messire Tancrède, c'est un forme qui ressemble à une amande, ou avec réellement une pointe en haut et un arrondi en bas (ou inversement peut-être) ? En fait, des croquis des différentes formes évoquées serait sans doute éclairant... Quoiqu'il en soit, c'est ma lanterne que votre réponse détaillée éclaire déjà de belle façon. 🔑
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Brève histoire de l'armement   Lun 2 Fév 2009 - 22:50

La forme goutte d'eau est en fait une goutte d'eau à l'envers, mais vous connaissez bien cette forme Dame Mélisende, puisque c'est celle des boucliers normands maintes fois représentés dans les images et monuments que vous étudiez. Vous en verrez un exemplaire lors de notre prochaine fête de Chambon, porté par moi-même, et acquis lors du marché de Pontoise. Ce marché de la reconstitution historique se tient le second weekend de novembre et d'avril, 2 fois par ans, à Pontoise près de Paris, et est peut-être le meilleur de France en qualité. Associations, professionnels comme artisants se rassemblent autour de leurs stands, et il est alors possible d'acheter des herbes pour la nourriture ou des matière première pour l'encre, jusqu'aux poteries fines et livres reliés à l'ancienne en passant par tout l'armement offensif, défensif et les instruments de musique. Une expérience que je vous recommande!!!
Revenir en haut Aller en bas
Gorlois l'Imparable
Pendragon
avatar

Masculin Nombre de messages : 2586
Age : 36
Localisation : Chaumelot

MessageSujet: Re: Brève histoire de l'armement   Mar 3 Fév 2009 - 12:02

Sans oublier le petit bouclier rond que l'on nomme bocle qui mesure de 20 a 50 cm de diametre (petit oui!mais tres tres tres éfficace!)

Duel


:chat:

_________________
Peut importe les chocs, plus fort sera mon bras
L'âme d'un chef se révèle dans le désordre car il ordonne, dans la discorde car il apaise, dans l'inaction car il mène ses hommes en avant, toujours plus loin dans la conquête d'eux-même. C.P
[« Tous rêvent, mais pas de façon égale. Ceux qui rêvent de nuit depuis les replis poussiéreux de leur esprit se réveillent le jour pour se rendre compte que ce n’était que de la vanité; mais les rêveurs de jour sont dangereux, car ils peuvent agir selon leur rêve en gardant les yeux grand ouverts pour le rendre possible. »
- T.E. Lawrence
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Brève histoire de l'armement   

Revenir en haut Aller en bas
 
Brève histoire de l'armement
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Brève histoire de l'armement
» Pages d'histoire des hommes et des femmes d'Haiti et leurs épisodes
» Page d'histoire: Tiresias Augustin Simon Sam, president.
» Petite histoire aux grandes aventures :D
» Une petite histoire ... pour se remonter le moral !

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Le monde médiéval :: L'art de la guerre :: Armes offensives et défensives-
Sauter vers: